Prescription des kinésithérapeutes : ce qui change en 2026.

C’est une avancée majeure pour la profession.
Depuis le 16 septembre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes disposent d’un droit de prescription considérablement élargi. La nouvelle liste officielle comprend désormais 58 catégories de produits de santé, contre seulement 16 depuis 2006.
Des médicaments peuvent désormais être prescrits
La principale évolution concerne l’entrée de certains médicaments dans le champ de prescription des kinésithérapeutes, notamment :
les antalgiques de palier 1, hors formes injectables ;
les myorelaxants, hors formes injectables ;
les mucolytiques ;
les antiseptiques locaux non iodés ;
certaines crèmes anesthésiantes.
La liste intègre également de nouveaux dispositifs utiles à la prise en charge et à l’autonomisation des patients : tensiomètres, oxymètres de pouls, chaussures thérapeutiques, attelles rigides ou articulées, lits médicalisés, aides au transfert ou encore matériel d’auto-rééducation respiratoire.
Une prescription inscrite dans le parcours de soins
Ce droit ne constitue pas une liberté de prescription sans limites. Le kinésithérapeute doit prescrire dans le cadre de ses compétences, pour les patients qu’il prend en charge et sauf indication contraire du médecin.
Autre précision importante : être autorisé à prescrire un produit ne garantit pas automatiquement son remboursement. Celui-ci dépend des règles propres à l’Assurance maladie et au produit concerné.
Une reconnaissance du rôle du kinésithérapeute
Après vingt ans d’attente, cette évolution renforce l’autonomie des kinésithérapeutes et leur capacité à assurer la continuité des soins. Elle peut aussi simplifier le parcours du patient en évitant certaines consultations uniquement destinées à obtenir une prescription.
Une avancée réglementaire importante, qui implique également de maîtriser les indications, les précautions d’emploi et les limites de chaque prescription.




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