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Certification périodique des professionnels de santé : comprendre l’obligation et préparer votre parcours

La certification périodique des professionels de santé

Le FIFPL est un fonds d’assurance formation agréé par arrêté ministériel du 17 mars 1993, publié au Journal Officiel, le 25 mars 1993.

Dernière mise à jour : mars 2026

Rédigé par Acces Formation – organisme Qualiopi / ODPC

 

La certification périodique des professionnels de santé est une obligation nationale destinée à renforcer la qualité des soins, la sécurité des patients et la confiance dans les pratiques professionnelles. Elle s’appuie sur un principe simple : pouvoir démontrer, sur une période donnée, que l’on entretient ses compétences, que l’on évalue et améliore ses pratiques, et que l’on s’inscrit dans une dynamique de progression continue.

⚠️ Point clé : ce dispositif est en cours de déploiement et se met concrètement en place en 2026.
Le cadre existe (loi/ordonnance + décrets), mais l’opérationnalisation s’accélère avec la publication des référentiels et la mise à disposition du téléservice national.

​​​Qu’est-ce que la certification périodique ?

​La certification périodique est une démarche structurée qui vous demande d’établir, sur une période de référence, que vous avez réalisé un programme minimal d’actions visant à :

actualiser vos connaissances et compétences,

renforcer la qualité de vos pratiques professionnelles,

améliorer la relation avec les patients,

mieux prendre en compte votre santé personnelle (prévention, conditions d’exercice, etc.).​

Le dispositif est construit autour de référentiels élaborés par les Conseils Nationaux Professionnels (CNP), selon une méthodologie harmonisée (avec un rôle de garantie scientifique de la HAS).

​​​Quels professionnels de santé sont concernés ?

​La certification périodique concerne les 7 professions de santé à ordre suivantes :

  • Médecins

  • Chirurgiens-dentistes

  • Sages-femmes

  • Pharmaciens

  • Infirmiers

  • Masseurs-kinésithérapeutes

  • Pédicures-podologues

 

Que vous soyez libéral, salarié ou en exercice mixte, vous êtes concerné dès lors que vous relevez d’un ordre et que vous exercez.

Pourquoi la certification périodique est-elle obligatoire ?

​Parce que la médecine et les pratiques de soin évoluent sans cesse (recommandations, techniques, sécurité, coordination, attentes des patients).

 

L’objectif n’est pas de “vous ajouter une couche administrative”, mais de rendre lisible et traçable une dynamique de qualité et d’amélioration continue.

​Ce qui change concrètement en 2026

​Le dispositif existait mais restait, pour beaucoup de professionnels, une “zone grise” opérationnelle. Les textes publiés fin 2025 marquent une étape déterminante :

  • ils organisent le suivi, le contrôle et l’accompagnement (dans une logique annoncée comme progressive et prioritairement pédagogique),

  • et ils créent le téléservice national « Ma Certif’ Pro Santé » avec un compte individuel retraçant vos actions.

Les bénéfices pour les professionnels de santé

​Même si l’obligation est réelle, la certification périodique peut devenir un outil utile (et non une contrainte subie) :

  • Sérénité réglementaire : vous savez quoi faire, comment le prouver, et vous évitez la course de dernière minute.

  • Valorisation de ce que vous faites déjà : formations, DPC, évaluation des pratiques professionnelles (EPP), actions qualité, gestion des risques… deviennent cohérentes dans un seul parcours.

  • Montée en compétence ciblée : vous choisissez des actions pertinentes pour votre activité réelle.

  • Qualité de la relation de soin : communication, consentement, pédagogie patient, alliance thérapeutique… sont pleinement reconnus.

  • Prévention côté soignant : la santé du professionnel fait partie intégrante du dispositif (fatigue, charge mentale, TMS, organisation).

Comment se déroule le parcours de certification périodique ?

​Le parcours de certification périodique se pilote comme un plan simple : je sais ma période, je connais mon référentiel, je choisis des actions utiles, je les trace, je suis à jour.

Calendrier : 6 ans (et 9 ans pour la première période si vous étiez déjà en exercice)

Le principe : une période de 6 ans.

Particularité : pour les professionnels déjà en exercice au 1er janvier 2023, la première période est prévue sur 9 ans (déploiement progressif).

​​​​Étape 1 : Identifier votre référentiel et vos priorités métier

Votre référentiel est élaboré par votre CNP, et sa qualité/méthodologie est encadrée (avec possibilité de saisine de la HAS pour avis sur les projets).

​Étape 2 : Choisir des actions qui “comptent” (et qui vous servent)

Le principe légal : sur la période, vous devez pouvoir attester d’actions prévues par le référentiel.
En pratique, cela recouvre souvent :

  • formations (dont DPC)

  • EPP / évaluation des pratiques professionnelles

  • démarches qualité/gestion des risques

  • actions “relation patient”

  • actions de prévention et santé du professionnel

Étape 3 : Couvrir les 4 objectifs avec un minimum d’actions

Le texte prévoit, pour satisfaire à l’obligation, d’avoir réalisé au moins deux actions prévues par le(s) référentiel(s) pour chacun des objectifs (les 4 axes).

Étape 4 : Tracer vos preuves dans votre compte individuel

Le téléservice « Ma Certif’ Pro Santé » met à disposition un compte individuel retraçant vos actions et justificatifs (dans un cadre sécurisé et conforme aux exigences de protection des données).

Étape 5 : Suivi et contrôle (avec une logique annoncée comme progressive)

Le suivi et le contrôle sont réalisés par les ordres professionnels (et le Service de santé des armées pour les praticiens concernés), avec une logique explicitement présentée comme pédagogique et progressive, tout en prévoyant des procédures en cas de manquement.

Ce qu'il faut savoir sur le déploiement officiel de 2026

L'arrêté du 26 février 2026 a officialisé les référentiels de certification pour l'ensemble des professions de santé à ordre. Ce texte définit précisément les actions que vous devez entreprendre pour valider vos quatre axes d'obligation .


Arrêté du 26 février 2026 relatif aux référentiels de certification périodique des professions de santé relevant d’un ordre professionnel

1. Précisions sur le calendrier et la durée des cycles

  • Le cycle standard : La période de certification est de 6 ans pour tout nouveau diplômé ou reprise d'activité.

     

  • La période dérogatoire : pour les professionnels en exercice avant le 1er janvier 2023, la première échéance est fixée à 9 ans (soit juin 2032).

     

  • Interruption d'activité : Si vous interrompez votre exercice pendant plus de 3 ans au cours d'un cycle, celui-ci prend fin automatiquement et un nouveau démarre à la reprise. 

2. Focus masseurs-kinésithérapeutes : le programme minimal d'actions

  • Le référentiel spécifique aux MK (annexe 7 de l'arrêté) impose désormais de valider au moins deux actions par axe sur la période de référence.

  • Axe 1 (Connaissances) : vous devez impérativement inclure au moins une action de formation (DPC, formation continue FIFPL/OPCO ou diplômante) .

  • Axe 2 (Qualité des pratiques) : une action obligatoire doit porter sur l'Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP), la gestion des risques (GDR) ou l'analyse des pratiques (APP) .

  • Axe 3 (Relation patient) : cet axe est optionnel pour les kinésithérapeutes n'ayant aucune activité de soin directe (enseignants, chercheurs, cadres).

  • Axe 4 (Santé personnelle) : les actions peuvent inclure des formations sur les risques professionnels (ergonomie, TMS) ou des démarches personnelles (suivi médical, activité physique régulière) .

3. Les outils de traçabilité et le contrôle

  • « Ma certif’ Pro Santé » : il s'agit du téléservice national obligatoire géré par l'Agence du Numérique en Santé (ANS) pour centraliser vos preuves.

  • Automatisation : les formations suivies via le DPC ou certains organismes collecteurs (FIFPL) pourront être remontées automatiquement dans votre compte individuel.

  • Sanctions : le contrôle est assuré par les ordres professionnels ; le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions disciplinaires.

4. Vigilance sur l'éligibilité des actions

Toutes les formations ne sont pas validantes pour votre certification.

  • Pratiques exclues : les techniques jugées illusoires par le Conseil National de l'Ordre ou les dérives thérapeutiques sans données probantes sont exclues du cadre de la certification.

  • Action "hors liste" : vous pouvez soumettre une action non listée dans le référentiel à votre commission professionnelle pour une labellisation a posteriori.

Comment être accompagné efficacement dans sa certification ?

La plupart des professionnels n’ont pas “rien fait”… Ils ont surtout besoin de structurer et tracer.

Un accompagnement efficace, c’est :

1) Un diagnostic rapide (10–15 min)

  • votre profession / votre situation (libéral, salarié, mixte)

  • votre période (6 ans / 9 ans)

  • vos actions déjà valorisables (DPC, formations, EPP, démarches qualité)

2) Un plan d’action simple et réaliste

Objectif : couvrir les 4 axes sans surcharge, avec des actions utiles à votre clinique et à votre contexte.​

3) Une checklist “preuve & conformité”

  • quels justificatifs conserver

  • comment classer

  • quoi déposer dans le compte individuel dès la mise en service / généralisation du téléservice en 2026

Questions fréquentes (FAQ) — Mise à jour : mars 2026

L'arrêté est-il enfin publié ? Dois-je agir maintenant ?

Oui, l'arrêté du 26 février 2026 est désormais paru au Journal officiel, rendant les référentiels de certification immédiatement opposables.

  • Si vous étiez en exercice avant 2023 : Votre première période de certification est de 9 ans (échéance : juin 2032).

  • Si vous commencez votre activité en 2026 : Vous entrez dans un cycle standard de 6 ans. Il n'est plus question d'attendre : le téléservice national « Ma Certif’ Pro Santé » est l'outil où vous devez dès à présent commencer à répertorier vos preuves.

Le DPC suffit-il à valider ma certification ?

Le DPC reste un levier central, mais il ne suffit pas à lui seul pour valider l'intégralité du parcours.

  • La règle des 2 actions : pour chaque axe (1 à 4), vous devez justifier d'au moins deux actions distinctes sur la période.

  • Obligations pour les kinésithérapeutes :

    • L'Axe 1 impose au moins une action de formation (DPC ou FIFPL).

    • L'Axe 2 impose obligatoirement une action d'Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) ou de Gestion des Risques (GDR).

  • Les axes "non cliniques" : Vous devez également valider des actions pour la relation patient (Axe 3) et votre santé personnelle (Axe 4), domaines souvent non couverts par un programme DPC classique.

Toutes les formations sont-elles éligibles ?

Non. Seules les formations dispensées par des organismes certifiés (Qualiopi, ODPC) et dont les thématiques sont conformes aux référentiels des Conseils Nationaux Professionnels (CNP) sont valides.

Exclusions : les techniques de soins non conventionnelles ou sans données probantes (techniques illusoires listées par l'Ordre) ne peuvent en aucun cas être comptabilisées.

Comment puis-je valider l'Axe 4 (santé du soignant) ?

C'est l'une des grandes nouveautés. Vous pouvez valider cet axe par des actions simples mais tracées :

  • Avoir un médecin traitant déclaré et l'avoir consulté durant la période .

  • Justifier d'une activité physique régulière (attestation sur l'honneur ou licence sportive) .

  • Réaliser une démarche d'auto-évaluation de son état de santé via les questionnaires normés mis à disposition par votre CNP.

Comment valider l'Axe 3 (Améliorer la relation avec les patients) ?

Cet axe vise à garantir une relation de soin de qualité en respectant les droits des patients, l'éthique et la déontologie. Pour les masseurs-kinésithérapeutes, il est nécessaire de réaliser au moins deux actions au choix durant le cycle de certification pour valider ce bloc.

Plusieurs types d'actions sont possibles pour y répondre :

  • Suivre une formation spécialisée sur la communication thérapeutique, l'éducation thérapeutique (ETP) ou l'éthique.

  • Mettre en place des outils d'évaluation de la satisfaction ou des résultats perçus par les patients (questionnaires normés PROMs et PREMs).

  • Actualiser l'affichage obligatoire dans votre cabinet (tarifs, situation conventionnelle, RGPD) à deux reprises au moins par période.

  • S'impliquer dans une association d'usagers ou concevoir des supports d'information pour les aidants et les proches.

Quelles formations d'Acces Formation répondent à l'axe 3 ?

Notre catalogue 2026-2027 inclut des sessions spécifiquement conçues pour répondre aux finalités de l'Axe 3, notamment :

Tout comprendre sur la Certification Périodique en 5 minutes

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