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Le kinésithérapeute : un allié dans l’arrêt du tabac.


Aujourd'hui, le tabagisme reste un problème de santé majeur en France, touchant 29% de la population, soit près de 16 millions de personnes. Bien que ce chiffre ait tendance à diminuer, les conséquences du tabagisme sur la santé restent préoccupantes, avec un fumeur sur deux qui décède des suites de sa consommation de tabac.

La décision d'arrêter de fumer est l'une des plus bénéfiques pour la santé. Cependant, la dépendance à la nicotine rend souvent cette démarche difficile.


C'est là que les kinésithérapeutes peuvent intervenir : grâce à la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016, leur rôle dans l'accompagnement des patients dans l'arrêt du tabac est renforcé, notamment avec la possibilité de prescrire des traitements de substituts nicotiniques.

Le Conseil National de l’Ordre des Kinésithérapeutes souligne, d’ailleurs, le rôle essentiel des kinésithérapeutes dans l'arrêt du tabac pour leurs patients.

La Haute Autorité de Santé (HAS), quant à elle, recommande que tous les professionnels de santé en contact avec la population s'engagent dans l'aide au sevrage tabagique en participant au dépistage, en informant les patients des risques et en les aidant à démarrer le processus de sevrage.

L'avis du groupe de travail ayant rédigé les recommandations de bonnes pratiques en faveur du sevrage tabagique souligne que tous les professionnels de santé sont légitimes pour parler du tabac avec leurs patients et jouer un rôle dans l'orientation vers une prise en charge.


Les kinésithérapeutes occupent une position unique pour initier et soutenir le sevrage tabagique auprès de leurs patients. Grâce à leurs contacts répétés et leurs périodes de suivi prolongées, ils peuvent apporter un soutien continu aux personnes désireuses d'arrêter de fumer ou trouver des opportunités pour discuter du tabagisme avec ses patients en fonction de sa spécialité.


Par exemple, un kinésithérapeute peut aborder la question avec les parents lors de soins liés à une bronchiolite chez un bébé, avec les patients en rééducation après un AVC, un infarctus, un accident sportif, un accouchement, et bien sûr, lors de la rééducation des patients atteints de BPCO.

Il est important de noter que 97% des fumeurs ne parviennent pas à arrêter de fumer sans aide, ce qui souligne l'importance pour les professionnels de santé d'être informés sur l'addiction au tabac, les méthodes de sevrage recommandées, et de savoir repérer les situations nécessitant une aide extérieure, qu'elle soit d'ordre psychologique ou médical.


Cependant, il est important de noter que la formation à l'accompagnement au sevrage tabagique est actuellement insuffisante, que ce soit lors de la formation initiale ou dans le cadre de la formation continue. Bien que certains praticiens sensibilisés cherchent à se former, la prévention du tabagisme n'est pas encore pleinement intégrée dans la culture de la profession. Pourtant, cette mission de prévention est essentielle pour l'amélioration de la santé publique.




En définitive, nous pouvons jouer un rôle majeur dans la démarche d'arrêt du tabac. En travaillant en collaboration avec d'autres professionnels de la santé et en renforçant nos

compétences dans ce domaine, nous pouvons contribuer de manière significative à aider nos patients à atteindre leurs objectifs de sevrage tabagique.



Et vous ? En tant que professionnel de santé, avez-vous des freins concernant votre rôle dans l’accompagnement à l’arrêt du tabac ?

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